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Le jeudi 5 mars 2026, à Yaoundé, elles ont participé à une réflexion sur les violences basées sur le genre et la sous-représentation des femmes dans les instances de décision.
En permettant à son personnel féminin de participer massivement à cette causerie éducative, l’organisme camerounais de sécurité sociale démontre, une fois de plus, son attachement à la cause féminine et à la promotion de l’égalité des chances.
Pendant plus de trois heures, à l’amphi 250 de l’ENAM, ces femmes, issues de divers horizons professionnels, ont échangé sans tabou sur les violences faites à leurs congénères, leurs mécanismes, leurs conséquences, mais aussi sur les moyens de les prévenir. Ceci, sous la houlette de la consultante Josiane Bidzogo, formatrice certifiée du BIT, qui a animé la session avec pédagogie, rappelant que « la violence ne se limite pas aux coups », et que « des actions concrètes sont nécessaires, pour protéger les victimes et sanctionner les auteurs ».

Au-delà de la sensibilisation, cette rencontre a été un espace de parole et de réflexion collective. Les participantes ont abordé les freins culturels, économiques et sociaux qui entravent l’épanouissement des femmes, tant dans leur vie personnelle, que professionnelle. Elles ont également souligné l’importance d’une solidarité féminine active, et d’un leadership assumé. La présence de ces employées, toutes issues du même organisme, a donné une dimension particulière aux échanges : celle d’un réseau professionnel conscient des défis, mais résolu à agir.
Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large, de valorisation des compétences féminines à la CNPS. En encourageant la réflexion collective sur des thèmes aussi importants que le harcèle ment et la sous-représentation ou l’autonomisation économique, l’institution pose les bases d’une politique interne plus inclusive et plus respectueuse des droits des femmes.

À l’issue de la rencontre, un appel a été renouvelé pour la mise en place de programmes de mentorat, le renforcement des sanctions contre le harcèlement, et une meilleure représentation des femmes aux postes stratégiques. Une manière de dire que le savoir reçu, devra se transformer en actions, à la CNPS et au-delà.