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Les deux œuvres d’Agnès Muriel Guillemot, ont permis de décrypter le sujet, lors du rendez-vous culturel de la CNPS du Cameroun, tenu le jeudi 12 février 2026.

C’est à un esprit d’humanité qu’ont convié les œuvres « Debout vs Tabous » et « Quelle que soit l’issue, j’avance et reste debout ! » de l’auteure, Agnès Muriel Guillemot, aux invités du savoir littéraire, hier jeudi. La salle des conférences du 8ème étage de l’immeuble CNPS de l’Avenue des banques à Yaoundé, a été prise d’assaut par un public enthousiaste, constitué des personnels CNPS et des personnalités de divers horizons, pour épiloguer sur l’infertilité dans notre société.
La note de lecture a d’abord permis de connaitre la motivation derrière les ouvrages, écrits dans un genre que l’auteure appelle « la littérature humanitaire ». Puis, résumant sa production, elle a plongé la communauté littéraire dans l’infertilité, un sujet encore intouchable ; car, source de silence, de honte et de stigmatisation très forte. Sans détour, l’auteure, qui se base sur son expérience personnelle, a tenu l’engagement de porter ce combat, en accompagnant les femmes par ses écrits, afin de leur donner espoir, les soutenir, pour qu’en rangs serrés, elles puissent briser les « tabous ».

Dans son livre « Debout vs Tabous », l’auteure décrit le mal être d’une femme au foyer, en situation d’infertilité, sous l’indifférence de son conjoint : « Je suis dans la solitude de mon infertilité. Je m’éloigne un peu plus de mon conjoint, qui ne dort plus avec moi. Il m’accuse de prendre des contraceptifs dans son dos. Je suis un sujet de moquerie et de rejet pour tout mon entourage, même ma propre famille. Je suis repoussée parce que mon infertilité pourrait être contagieuse. L’on me traite de sorcière et je ne peux toucher à aucun enfant, sans qu’on ne me l’arrache des mains ». Face à ce cas, qui décrit de nombreux autres, dont le coup émotionnel au sein de la société est non négligeable, l’auteure appelle à l’humanité de tous. Mieux, à l’acceptation de l’autre et le soutien commun ; car, « l’infertilité n’a pas de genre. Ne pas procréer ne devrait pas être perçu comme un échec aux yeux des proches, et encore moins une malédiction ou une rupture avec les normes sociales », a-t-elle prôné.
En 276 pages, l’ouvrage « Quelle que soit l’issue, j’avance et reste debout ! », salue quant à lui, l’évolution de la science et de la lutte contre les idées mal perçues sur la « Procréation Médicalement Assistée », par laquelle de nombreuses femmes réussissent à procréer, sur un lit de dévouement. On peut ainsi lire que : « Non, la PMA n’est pas un parcours sur commande. Non, on n’y accède pas parce qu’on a les moyens et qu’on peut tout s’acheter. Non, l’infertilité et la stérilité ne sont pas seulement l’apanage des femmes en PMA, mais des hommes aussi ».

Bref, à l’écoute d’Agnès Muriel Guillemot, elle en appelle à plus d’humanisme, sur une préoccupation majeure de notre société ; car, il est temps d’être debout face à l’ignorance ; de s’informer et de faire confiance en la médecine. Un message compris par les amoureux des belles lettres ? C’est le souhait.