Centre hospitalier d’Essos: La trisomie 21 au centre d'une formation du personnel

Un exposé sur le sujet a été présenté  le 21 mars dernier dans le hall de la pharmacie de l’établissement hospitalier de la CNPS, à l''intention de tout le personnel.

 

La trisomie 21 également appelée syndrome de Down, est une maladie génétique caractérisée par la présence de 3 chromosomes au niveau de la 21ème paire, au lieu de 2. Les personnes atteintes ont donc 47 chromosomes plutôt que 46. Compte tenu de la fréquence de plus en plus élevée de cette affection génétique, la direction du Centre hospitalier d'Essos (CHE) a jugé utile d’outiller son personnel. Cette action a pour but d’assurer une meilleure prise en charge psychologique des parents et enfants génétiquement atteints, afin qu’ils puissent à leur tour, apporter un encadrement à leur progéniture.

 

Au cours de cette session, les participants ont appris : les différentes formes de trisomie 21 (libre, par translocation et en mosaïque) ; comment reconnaître les patients atteints de cette affection (traits/signes physiques et retard cognitif) ; quelles en sont les malformations et complications (cardiaques, digestives, épilepsies, obésité, Alzheimer, etc) ; à quel moment il est possible de la détecter (entre 11 et 14 semaines d’aménorrhée, grâce à l’échographie du 1er trimestre) ; comment et quand y pallier (la stimulation et l’éducation précoce dès le plus jeune âge). Une manière pour l'hôpital de la Caisse de participer à la commémoration de la journée mondiale de la trisomie 21, instaurée depuis 2012 par les Nations unies, le 21 mars de chaque année. Le but de cette journée est de sensibiliser et d’informer le grand public sur cette maladie. « En savoir plus pour vivre avec la trisomie 21 », tel était le thème de la commémoration cette année.

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Des résolutions relatives au protocole de prise en charge de la trisomie 21 ont été prises au terme de cet apprentissage. Il s'agit notamment de la mise en place d’un projet coordonné alliant à la fois des volets éducation, rééducation et social. Ce projet vise un meilleur épanouissement et l'intégration de la personne trisomique. Un suivi médical adapté est également indispensable, du fait du risque accru de certaines pathologies, de même qu'un accompagnement à l'âge adulte.

 

C’est grâce à de multiples campagnes de sensibilisation et à la prise en charge anticipée des malades que selon les spécialistes, l'espérance de vie médiane des personnes atteintes de trisomie 21, est désormais supérieure à 50 ans.

Cyrille TANKEU POKONG: Le miraculé d’Ekondo Titi

Après avoir été littéralement taillé en pièces le 1er février 2018, par des combattants sécessionnistes sur la route Ekondo Titi-Kumba, le rédacteur au contentieux/agent de poursuites et d'exécution forcée actuellement en service au CPS de Bassa à Douala a eu la vie sauve grâce à l’intervention du directeur général et à un élan de solidarité des collègues.

L’histoire de cet ancien de la DAJC et des CPS de Kribi, d’Akwa et d’Ekondo titi, la dernière structure qui l’a accueilli avant le CPS Bassa est digne d’un film de Hollywood. On peut le dire aujourd’hui, Cyrille Tankeu Pokong, recruté à la CNPS le 08 février 2007, est un miraculé.

L’horrible scène a eu lieu il y a 14 mois, alors que celui qui occupe le poste de chef de section du Contentieux est en service au CPS Ekondo titi. Dans le cadre du recouvrement des cotisations sociales, Cyrille Tankeu est mis en mission à Limbé où il doit procéder à la validation les actes de procédure des employeurs qui relèvent du centre des impôts des moyennes entreprises. Une mission normale et habituelle.

Ce 1er février 2018 donc, il embarque dans un véhicule de transport aux environs de 12h30 mn, direction, Kumba. A une vingtaine de kilomètres du chef-lieu du département de la Mémé, le véhicule ayant à son bord l’agent de la CNPS est stoppé par une bande d'individus ; une trentaine environ, lourdement armés. Ils avaient pris le soin, en véritables coupeurs de route, de barrer la voie à l’aide d’un camion citerne. Ordre est donné aux passagers de sortir du véhicule et de s’asseoir à même le sol en bordure de la route, non sans avoir au préalable, confisqué les cartes nationales d'identité et détruit les téléphones portables de tout le monde.

Commence alors un interrogatoire individuel musclé. Les questions portent pour l’essentiel, sur les origines ethniques des occupants du véhicule. Les passagers sont alors classés en deux catégories. D’un côté, les « patriotes» qui sont, après interrogatoire, autorisés à regagner le véhicule et à poursuivre le voyage, et les « traitres » retenus sur place, pour subir le châtiment suprême. Dans cette scène d’horreur, un déluge de coups de couteaux, de machettes et de fusils va s’abattre sur les « traites » au rang desquels figure malheureusement le collègue Cyrille Tankeu. « J'ai eu plusieurs blessures graves aux mains, avec l'amputation d'un doigt, aux bras et avant-bras, aux pieds et jambes, ainsi qu'un tir par arme à feu à la poitrine», se souvient-il encore horrifié.

L'annonce par un éclaireur de l'arrivée d’un détachement du Bataillon d’intervention rapide (BIR) va heureusement mettre les terroristes en fuite, alors que le bilan à cet instant est déjà de 2 morts et 5 blessés graves. Pourtant, les survivants ne savent pas que ce sont les éléments du BIR donc, leurs sauveurs qui arrivent. Dans un mouvement de panique généralisée, ils décident dans un dernier élan de survie, d’entrer dans la forêt, du côté opposé de celui par lequel les assaillants se sont enfuis. Le périple pour la survie, pour ce qui est de Cyrille Tankeu, s’effectue d'abord à pied, sous un soleil accablant, sur près de 3 kilomètres, puis, à moto par la suite. « J’ai pu trouver une moto, après le refus des 2 premières, qui m'a  conduit sur près de 14 km jusqu'à l’hôpital de district de Kumba», relate-t-il, 14 mois plus tard.

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Le chef de centre de prévoyance sociale de Kumba est, côté CNPS, le premier à arriver sur les lieux. Immédiatement, il informe le directeur général qui, sans attendre, donne des instructions pour une prise en charge immédiate, totale et complète au niveau de Kumba. Mais le patron de la CNPS ne s’arrête pas là. Le lendemain il dépêche une ambulance de Douala avec à bord, un médecin et un infirmier pour l’évacuation de l’agent blessé. « C'est grâce à cette prompte réaction de Monsieur le directeur général, qui a bien voulu que je bénéficie d'une prise en charge de qualité dans un hôpital de référence et aux bons soins de médecins chevronnés, que j'ai retrouvé ma santé tant physique que psychologique », avoue-t-il reconnaissant. « C'est l'occasion pour moi ici de dire une fois encore merci à Monsieur le directeur général. Vu l'état dans lequel je me trouvais, je pensais ne jamais voir le bout du tunnel. Une chose est sure, je n'aurais rien pu faire sans son aide », ajoute-t-il avant de conclure : « J'ai eu à découvrir non pas un manager, mais un père, un homme de grand cœur qui prenait régulièrement de mes nouvelles et est personnellement venu me rendre visite à l’hôpital. Ses paroles et son soutien ont été d'un grand réconfort, mais aussi des actes de sympathie à mon endroit et dont il n'est pas nécessaire de faire mention ici. Merci Monsieur le directeur général, je vous suis infiniment reconnaissant ».

Au-delà du patron, Cyrille Tankeu est aussi reconnaissant vis-à-vis de tout le personnel de la CNPS à qui il dit merci pour les messages de sympathie. Un merci particulier aux collègues du CPS de Kumba pour le don de sang. Un formidable élan de solidarité qui a certainement permis qu’il soit encore en vie aujourd’hui.

Prise en charge médicales

Les retraités de la Bénoué saluent la mesure

Au parfum de la nouvelle qui donne quitus au directeur général de la CNPS d’étendre le bénéfice de la prise en charge médicale des pensionnés à hauteur de 50% dans d’autres formations sanitaires que celles de la CNPS, c’est une foule en joie qui a envahi le centre de prévoyance sociale de Garoua, le 30 mars dernier.

Interview/Noël Alain Olivier MEKULU MVONDO AKAME

« Nous allons passer des conventions avec les hôpitaux »

Dans un entretien accordé à Cameroon Tribune, le top-manager revient sur le fonctionnement d’un mécanisme en cours d’expérimentation à la CNPS depuis 10 ans et qui va s’étendre à d’autres formations hospitalières.