×

Avertissement

JUser::_load : impossible de charger l'utilisateur ayant l'ID 520

Che : lancement du laboratoire de biologie

C’est à la faveur de la Semaine camerounaise et la journée mondiale de lutte contre le Sida, qu’a eu lieu jeudi 27 novembre 2014, la cérémonie de lancement du Laboratoire de biologie moléculaire, logé au Centre hospitalier d’Essos (Che).

Désigné comme Centre de traitement agréé (Cta) du Sida, avec d’autres formations sanitaires en mars 2001, le Che a procédé au lancement solennel des activités de son Laboratoire de biologie moléculaire, le 27 novembre 2014.

A l’occasion, Caroline Ejangue, directeur de la structure a, après avoir sommairement présenté l’histoire du Cta, convié le directeur général de la CNPS à une visite du laboratoire, guidée par l’équipe du Cta. Il s’agit d’un pavillon de quatre salles abritant un congélateur, un thermocycleur, deux postes de sécurité microbiologique, des accessoires d’extraction et un automate d’immunologie, qui vont permettre de mesurer la charge virale des personnes infectées par le Vih. Une nouveauté.

Cet ensemble d’équipements - un don du Gip/Esther (Groupement d’intérêt public/Ensemble pour une solidarité thérapeutique) - inscrit définitivement le Che dans la modernité et le maintien dans le cercle très fermé des hôpitaux de référence. Avant, l’équipement du laboratoire permettait entre autres activités, de mesurer les défenses du malade, de mesurer d’autres charges virales, telles l’hépatite. Pour Dr Anne Njom Nlend, coordinatrice du Cta, « la mise en œuvre de cet équipement de proximité vient, non seulement, améliorer la prise en charge des 4800 patients régulièrement suivis par le Centre, mais aussi renforcer le plateau technique du Cta ». Un renforcement de la prise en charge du patient qui cadre bien avec une recommandation 2013 de l’Organisation Mondiale de la Santé, OMS, qui voudrait qu’au moins une fois dans l’année, la charge virale d’une personne infectée par le Vih soit mesurée. Car, il faut le souligner, pour être sûr que le malade est bien traité, bien soigné, il faut mesurer la quantité de virus dans son sang. A la fin la visite, Noël Alain Olivier Mekulu Mvondo Akame, qui n’a pas manqué d’adresser ses encouragements à l’équipe du Cta, a reconnu que : « Ce laboratoire est d’utilité publique. Il va bénéficier non seulement aux patients du Che, mais également à l’ensemble des Camerounais ». Le directeur général a recommandé « beaucoup de vigilance et beaucoup de méticulosité dans le travail ».

Avec ce laboratoire de biologie moléculaire désormais fonctionnel, le Che renforce son plateau technique et peut mieux assurer la prise en charge et le suivi de ses patients qui n’auront plus à faire leurs bilans biologiques et virologiques ailleurs. Tout se passe désormais en un seul et même lieu, le Centre hospitalier d’Essos. Grâce à plusieurs partenariats, l’hôpital bénéficie des subventions qui lui permettent de servir cette prestation à un coût accessible (10 000 FCFA, prix homologué). Bien évidemment, la recherche du gain n’est pas prioritaire : «L’amélioration de la prise en charge du malade porteur du Vih est un engagement permanent pour le Che», explique Caroline Ejangue.

Last modified onmardi, 19 juin 2018 16:18

Leave a comment

Make sure you enter all the required information, indicated by an asterisk (*). HTML code is not allowed.