Départ à la retraite: « Il faut travailler et travailler dans l’excellence, elle n’a pas de barrière »

C’est le message que la Professeure Anne Esther Njom Nlend laisse en héritage à ses ex-collègues de la Caisse nationale de Prévoyance sociale qu’elle suivra désormais à distance.

Admise à faire valoir ses droits à la retraite depuis lundi le 21 septembre 2020, la néo retraitée, précédemment directeur du Centre hospitalier d’Essos (CHE), a tenu à dire au revoir à la CNPS après une impressionnante et riche carrière professionnelle. La cérémonie de send off présidée par le Conseiller technique, Ahmadou Lamou, représentant personnel du Directeur général, s’est déroulée lundi en fin de journée en présence des hauts responsables de l’organisme, du staff du CHE, et de nombreuses autres personnalités et membres de la famille.

Il y a près de trente ans en effet, alors qu’elle occupait le poste de chef de clinique dans une formation hospitalière à Bordeaux, le Dr. Njom Nlend a décidé de plier bagages pour venir contribuer au destin de son pays, plus précisément au centre hospitalier d’Essos où elle a été recrutée le 11 juin 1991. Elle a occupé tour à tour les postes de médecin chef de l’unité des grands enfants ; responsable de l’unité de réduction de la transmission mère-enfant ; chef d’unité de pédiatrie puis, chef de service de pédiatrie et de prévention infantile jusqu’en 2018 où elle est nommée Directeur du CHE. La même année, elle est admise au concours des Maitres de conférences et praticiens hospitaliers à Paris.

Nul doute que sa compétence et son professionnalisme auront contribué à faire de l’hôpital de la Caisse, une référence sur le plan national et même au-delà, en matière de soins aux nouveau-nés et la réduction de la transmission du VIH de la mère à l’enfant. C’est la raison pour laquelle, s’adressant à ses jeunes collègues encore en service, l’hôte du jour a donné ce conseil : « Il faut travailler et travailler dans l’excellence, elle n’a pas de barrière. Si vous êtes excellent on va vous repérer ». Quant à ses confrères médecins, elle les a encouragés à s’inscrire dans des travaux de recherche car : « La recherche fait partie des missions de l’hôpital. Il n’y a pas de qualité de service sans recherche ça c’est obligatoire, de même que la formation continue », a-t-elle dit.

Elle n’a pas manqué d’exprimer sa reconnaissance envers l’organisme et le top manager qui lui ont permis de s’accomplir sur le plan professionnel, avant d’ajouter : « Si j’ai un vœu pour cet hôpital et ça je l’ai déjà exprimé à Monsieur le Directeur général, (…) j’ai ouvert la voie, il faudrait qu’il y ait des Professeurs et d’endocrinologie, et de médecine interne et de réanimation et de cardiologie et de cancérologie… Je vous souhaite le meilleur ».

Prenant la parole, Ahmadou Lamou a rappelé cette citation du philosophe Sénèque: « Il n'est pas de vent favorable pour celui qui ne sait où il va», relevant ainsi le parcours exceptionnel de la jeune retraitée : « Elle est entrée jeune, elle ressort jeune. Elle est entrée comme jeune cadre et ressort comme directeur. Elle est entrée comme médecin, elle ressort comme Professeure ». Et de conclure : « La retraite c’est une double grâce parce que c’est signe de longévité et cela signifie également avoir mené sa carrière de 29 ans révolus sans difficultés particulières ».

Cette journée mémorable s’est achevée par un cocktail et la remise de plusieurs cadeaux et bouquets fleurs. Bon vent Pr. Anne Esther Njom Nlend !

Last modified onjeudi, 24 septembre 2020 09:13

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