Fraude sociale : Deux malfrats aux arrêts

Sieurs Jean Marie Nguetsop et Akono Mengue écroués depuis le 3 mai 2019 à la prison centrale de Kondengui à Yaoundé, pour faux et usage de faux.

Tout a commencé le 29 avril 2019, au Centre prévoyance sociale (CPS) de Yaoundé-indépendance. Akono Mengue s’y était rendu avec son acolyte, Jean Marie Nguetsop pour y introduire une demande de pension de vieillesse. Tout se passait bien jusqu’au moment où la seule pièce qui devait donner droit à pension au requérant, vienne à poser problème. En effet, le certificat de travail présent dans le dossier, permettant de bénéficier de mois de cotisations sociales supplémentaires, et par ricochet, d’une pension de vieillesse en lieu et place d’une allocation, était un faux manifeste.

Les fins limiers cadres et techniciens de sécurité sociale de la CNPS découvrent ensuite que le retraité Akono Mengue, qui a effectivement travaillé, n’a pas totalisé 180 mois d’assurance pour bénéficier d’une pension de vieillesse normale. Et même qu’il avait déposé une demande d’allocation de vieillesse, en un versement unique, au CPS de Mimboman, cinq ans après l’âge de départ à la retraite. Son dossier était donc forclos et ne pouvait pas aboutir, conformément à la législation en vigueur.

Bien qu’informé de la situation, il a néanmoins décidé d’entraîner son ami Jean Marie Nguetsop, un ancien inspecteur du travail à la retraite, dans une magouille. C’est ainsi qu’il lui a produit un faux certificat de travail, pour compléter ses mois d’assurance afin de bénéficier, frauduleusement, d’une pension de vieillesse à vie. Seulement, le complot a été éventré au CPS Yaoundé-Indépendance, et les deux malfrats remis aux forces de l’ordre.

On ne cessera de le dire, de pareils actes n’ont pour seule vocation que de nuire à l’organisme de sécurité sociale camerounais pourtant sur le bon chemin de la pérennisation. La CNPS a décidé d’éradiquer la fraude sociale et ne ménagera de ce fait, aucun effort pour protéger les droits des assurés sociaux en règle. Une plainte pour faux et usage de faux en écritures publiques et authentiques qui a été initiée par la direction des affaires juridiques de la CNPS et déposée auprès des juridictions compétentes. Les coupables quant à eux attendent désormais leur sentence à la prison centrale de Kondengui. Le dicton dit : « 99 jours pour le voleur, un jour pour le patron ».

Last modified onvendredi, 17 mai 2019 07:34

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