Droit de réponse : le DG CNPS écrit à Afrique Media

La réaction du directeur général de la CNPS fait suite à la diffusion de propos calomnieux, diffamatoires et mensongers d'un panéliste de l'émission " Le débat panafricain" du 9 décembre 2016 à l’égard de l’organisme.

Monsieur le Directeur,

En date du 9 décembre 2016, votre chaîne de télévision Afrique Média, dans son émission « Le débat panafricain », a diffusé des propos à la fois calomnieux, diffamatoires et mensongers à l’endroit de la CNPS et de son Directeur général.

Au cours de cette émission, l’un de vos panelistes, un certain pasteur Paul PONDI a tenu des propos d’une telle gravité que nous ne saurions laisser prospérer une telle imposture, surtout lorsqu’elle est le fait de quelqu’un qui se présente comme pasteur c’est-à-dire, comme un homme de Dieu dont les propos devraient être considérés comme vérité d’évangile ! Et pourtant…

Avec une légèreté déconcertante, le pasteur Paul PONDI a déclaré sans la moindre réserve qui caractérise les hommes d’Eglise, que « le problème de Bamenda et Kumba est le reflet du comportement des dirigeants de notre pays, et de l'absence de manifestation d'amour et de considération à l'endroit des personnes dont ils ont la charge. Je vous prends le cas de la CNPS où l'ancien Directeur général donnait les sandwichs, l'eau, les jus aux retraités et allait jusqu'à prendre leur tension artérielle. Le Nouveau Directeur général par manque d'amour et de considération pour ces retraités a supprimé tout ça du jour au lendemain… »

Je vous laisse, au passage, le soin d’apprécier les propos empreints d’amour, de tendresse et surtout de vérité d’un homme d’Eglise vis-à-vis de nous-même et de l’organisme dont nous avons la charge de la direction. Nous regrettons cependant que ces propos diffamatoires et mensongers visent à ternir l’image de marque de la CNPS et de son Directeur général. Sans qu’il soit besoin de rechercher outre mesure les commanditaires bien connus, il est évident que ces attaques du pasteur Paul PONDI contre la CNPS et son Directeur général, dont on peut se demander ce qu’ils venaient chercher dans ce débat et à ce moment-là, participent en réalité d’une action concertée de déstabilisation. Sinon, comment expliquer sa simultanéité et sa concomitance avec une autre action similaire, celle menée à la même période par des individus en mal de provocation et de déstabilisation, se présentant comme « Le Collectif des retraités CNPS basés à Yaoundé » qui font circuler un tract par lequel ils prétendent s’insurger contre « la décision cruelle du Directeur général de la CNPS de faire payer aux vieillards leurs pensions de décembre 2016 après les fêtes de Noël et de Nouvel an, en 2017 » ?

Visiblement, le pasteur Paul PONDI et ceux qui l’ont commandité, à moins, pour rester naïf, qu’il ne soit totalement ignorant des réalités actuelles de la CNPS, est certainement amoureux d’une certaine époque. Celle de ce passé où les retraités sortaient de chez eux à 4 heures du matin, au risque de leur vie, pour venir toucher leur pension. Il est nostalgique d’une période douloureuse où les retraités étaient payés par trimestre et non pas mensuellement comme aujourd’hui. Il est nostalgique d’une époque où les retraités étaient payés sur plusieurs jours et où les plus chanceux attendaient sur place 10 à 18 heures voire le lendemain pour être payés !...

Tout cela, parce qu’à peine 0,2 % des pensionnés disposaient d’un compte en banque dans lequel leur pension pouvait être virée. Face à ces attroupements et ces longues attentes sous les intempéries, le management de la CNPS avait pris des dispositions particulières pour soulager les souffrances des vieillards. La distribution de sandwichs, d'eau et de jus aux retraités, de même que la prise de la tension artérielle que regrette le pasteur PONDI se justifiaient donc, parce que la CNPS ne pouvait laisser les retraités sans assistance dans ces conditions.

Aujourd’hui, grâce aux réformes que nous avons apportées depuis 2008, les choses ont beaucoup changé dans nos rapports avec les pensionnés. Des efforts ont été faits dans la qualité du service à eux offert par la CNPS, parce que nous considérons que ce sont nos véritables patrons et que c’est d’abord pour eux que la CNPS a été créée. Nulle part sur toute l’étendue du territoire national, il n’y a d’attroupement devant les guichets de la CNPS ni même les établissements financiers. Le payement des pensions se fait en un jour (ce qui a valu à la CNPS du Cameroun d’être primée par l’Association internationale de la Sécurité sociale) et même en moins d’une heure pour les nouveaux droits. La CNPS paye désormais les pensions tous les mois et non plus tous les trois mois ; 98 % des pensionnés disposent d’un compte ouvert dans une banque ou une microfinance, grâce à l’entremise de la CNPS, dans lequel les pensions sont virées tous les mois. A la faveur du partenariat entre la CNPS et certaines banques, des pensionnés disposent d’une carte pour distributeur automatique et ceux qui le veulent peuvent obtenir des crédits bancaires, la CNPS accorde désormais une réduction de 50% de frais médicaux (consultations, soins, hospitalisations) aux retraités dans toutes nos formations hospitalières…, autant d’avancées qui réjouissent plutôt les hommes d’église (les vrais). Nous attendons que le pasteur Paul PONDI nous dise en quoi les sandwiches et l’eau, dans ces conditions ou d’autres, peuvent constituer des avantages, si tant est qu’ils en sont, préférables à la situation d’aujourd’hui.

Il n’est pas superflu de vous dire que pour le mois de décembre 2016 en cours, les pensions sont payées par anticipation, comme annoncé depuis plusieurs mois, à partir du mardi 20 décembre 2016 sur toute l’étendue du territoire national (au lieu du 05 janvier 2017 comme le prévoit la réglementation en vigueur), dans les mêmes conditions de sécurité et de célérité.

Je vous demande donc de diffuser dans la prochaine émission « Le débat panafricain », le présent droit de réponse, conformément aux dispositions réglementaires régissant le droit de réponse au Cameroun, notamment l’article 57 de la loi n° 90/ 052 du 19 décembre 1990 sur la Communication sociale.

Veuillez agréer, Monsieur le Directeur Général, l’expression de ma parfaite considération.

Last modified onmardi, 28 août 2018 15:39

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