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Assurance volontaire : l’intention d’affiliation au crible de la science

Écrit par Administrator on . Posted in ACTUALITES

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immeublesiegenewA l’initiative du DG de la CNPS, une étude comportementale des affiliés et non affiliés à l’assurance volontaire a été présentée le 20 mars 2017 par le CT Jules Armand Hodieb. L’espoir est d’impulser les immatriculations au titre de ce régime destiné à étendre la couverture sociale au plus grand nombre de Camerounais.

« Mesure des influences socio-cognitives sur la prise de décision économique et construction de modèles prédictifs de comportements : une application à l’assurance volontaire au Cameroun ». C’est l’intitulé de l’étude confiée à un groupe de consultants, placés sous la coordination du conseiller technique en charge de la gouvernance, Jules Armand Hodieb et la supervision du chef de projet, Hortense Asim Abisone, dont les conclusions étaient présentées au cours de la Conférence du lundi, 20 mars 2017.

En français facile, il s’agit de mesurer le comportement et l’intention des citoyens affiliés ou non à l’assurance volontaire, tout en cherchant à savoir, pourquoi ceux qui sont déjà affiliés, ne respectent pas leurs engagements, en payant régulièrement leurs cotisations sociales. Ceci, pour envisager les alternatives à prendre par les décideurs, pour booster les affiliations au titre de l’assurance volontaire effectivement mise en œuvre par la CNPS depuis le 3 novembre 2014. En effet, trois ans plus tard, les résultats ne sont pas satisfaisants : seulement 136 588 assurés volontaires au 31 décembre 2016.

Visiblement, la création de deux centres de prévoyance sociale entièrement dédiés à l’activité, qui organisent régulièrement des campagnes de sensibilisation, ne suffit pas. C’est pourquoi la CNPS sollicite la science pour, a expliqué le CT Jules Armand Hodieb, « comprendre et expliquer le comportement paradoxal ou non rationnel des populations ciblées, caractérisé par l’abstention au moment de la prise de décision économique qu’est l’affiliation à l’assurance volontaire ; et malgré les vertus anti-pauvreté de cette prestation sociale, [surtout] en l’absence d’offre alternative crédible ». Des « déterminants saillants » du comportement ont été identifiés à partir de la mesure des variables fondamentales que sont l’attitude, la perception de contrôle du comportement et l’influence normative.

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Pour analyser le comportement des affiliés et non affiliés, l’équipe de travail est allée jusqu’à convoquer la « théorie du comportement planifié » élaborée en 1975 par Ajzen et Fishbein ; de même que la « théorie du comportement interpersonnel » de Triandis (1979). Ici, se dégagent des profils comportementaux « homogènes et distincts » de la population camerounaise : 26,09 %, soit ¼ de la population est très intéressée et donc, prompt à s’affilier, 21,32 % est hésitante, contre les 13,02 % de désintéressés et 39,6 % qui affichent un comportement non rationnel.

Il faut cependant relever dans ces tendances, des nuances liées aux spécificités socioéconomiques et culturelles. L’étude révèle, pour les non affiliés, l’insuffisance du revenu (62 %) et l’insuffisance de connaissance de l’assurance volontaire (64 %). Une méconnaissance plus marquée dans les activités agricoles et l’élevage (73 %), le transport (71 %), les activités artisanales ou culturelles (68 %) et le commerce général individuel (63 %). Les régions qui ont le moins de connaissances sur l’assurance volontaire sont le Sud-ouest (85 %) et l’Adamaoua (84 %). L’autre déterminant pour les non affiliés est l’instabilité de l’activité (64 %). Ici, les transporteurs tiennent le haut du pavé (76 %), suivis des activités agricoles et l’élevage (73 %), les activités artisanales ou culturelles (72 %), les étudiants (60 %) et les commerçants (59 %). Les régions du Sud-ouest et de l’Adamaoua sont également les plus affectées par l’instabilité de l’activité, 82% chacune.

La confiance en la CNPS dans la gestion des fonds (56 %) est également un déterminant étudié. Elle est plus significative dans les activités artisanales ou culturelles (68%), les activités agricoles et d’élevage (64 %) et le transport (63 %). A l’inverse des gestionnaires publics qui suscitent très peu de confiance (36 %), avec un taux d’insatisfaction très élevé dans les régions de l’Ouest (59 %) et du Centre (46 %).

Le minimum cotisable (3 050 F CFA) n’est pas perçu comme un obstacle à l’affiliation pour la majorité (78 %), à l’exception des travailleurs ambulants (84,3 %), des personnes sans activités (83 %) et dans les régions de l’Extrême-Nord (88,6 %), du Nord (83,5 %) et du Sud (82,5 %). Des résultats en conformité non seulement avec la précarité caractéristique des groupes socioéconomiques suscités, mais aussi avec le niveau de pauvreté, notamment dans les régions du Nord (67,9 %) et de l’Extrême-Nord (74,3 %) selon les données d’ECAM IV.

Enfin, l’étude montre que globalement et contrairement à ce que pourrait laisser supposer le modèle social camerounais, les comportements ne sont pas conditionnés par la pression sociétale c’est-à-dire, par l’influence du leader associatif ou de la famille et des proches. Exception faite du Sud-ouest, où l’influence du leader associatif et de l’entourage professionnel est plus prononcée (48 % et 41 %), alors que l’influence moyenne nationale n’excède pas 19 %.

Pour les assurés volontaires, les déterminants saillants qui expliquent à 80 % l’irrégularité des cotisations sociales sont l’instabilité de l’activité ou l’incertitude du revenu. En plus, la norme morale, entendue comme le non respect délibéré des engagements est exprimé à 57 %. Les personnes concernées disent ne pas se sentir coupables de ne pas cotiser. Seuls, les étudiants, les professions libérales et les promoteurs d’entreprises semblent se soumettre à l’obligation du respect de la loi. Enfin, parmi les mesures incitatives, ressortent : l’octroi de prêts aux assurés sociaux ; mesure à laquelle les transporteurs sont les plus favorables (70,8 %), le report de l’âge de la retraite à 70 ans (seuls les étudiants y trouvent un intérêt), l’instauration d’une assurance maladie universelle dont l’absence, selon plusieurs catégories socioéconomiques, est un motif supplémentaire de non adhésion à l’assurance volontaire.

L'intérêt de cette étude qui est la première du genre au Cameroun et en zone CIPRES, est de connaître réellement la cible de l'AV qui n'est pas, contrairement à ce qu'on a pu croire, la population active. En fait, dès lors que la prestation est volontaire, c'est-à-dire basée sur l'intention, la détermination de la cible ne peut procéder que de l'évaluation de cette intention. Autrement dit, ceux qui ne sont pas intéressés par l'AV ne doivent pas être pris comme cible. Du coup, cette connaissance des clients par cible méthodologique va permettre à la CNPS d'optimiser ses actions de sensibilisation. Ainsi, les cibles à faible ou très faible potentiel sont à marginaliser. Cette approche montre que les UPI (unités de production informelles), recensées au nombre de 2.500.000 par l'INS en 2010, constituent le segment idéal. En se focalisant sur les 32% qui s'étaient montrés favorables à l'instauration d'un système de retraite et en tenant compte de leur attitude et intention obtenue par l'étude, la CNPS pourra maximiser le recrutement des assurés volontaires en minimisant les coûts d'exploitation.

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Dans le but de réduire la faible connaissance de l’assurance volontaire, l’étude propose notamment la mise en œuvre d’une stratégie de communication ancrée dans le contexte (communication socio-pragmatique), la nécessité d’accorder un maximum de temps aux entretiens, ainsi que des évaluations qualitatives et périodiques par sondage des affiliés. Pour faire face à l’instabilité de l’activité, est recommandée l’adoption d’une stratégie marketing afin de capter les périodes de forte attractivité commerciale. La CNPS devra également communiquer davantage sur ses performances, pour ne pas subir les effets collatéraux de la mauvaise perception des gestionnaires publics. L'instauration d'un module de cours sur la sécurité sociale dès le cycle primaire, comme cela se fait déjà en Uruguay, doit également être envisagé. C'est le moyen le plus efficace de corriger l'insuffisance de connaissance de l'AV, qui est apparu comme le déterminant majeur transversal de l'affiliation.

Au terme de la présentation, le sujet, pour cérébral qu’il fût, a déclenché un tonnerre d’applaudissements des participants à la Cdl, et arraché des… compliments d’un DG dont la rigueur scientifique s’incline souvent très peu, à distribuer de bons points au terme de recherches de même nature. Ce qui apparait comme un « go ahead » du top-manager à son CT, qui devra maintenant prendre à son compte, les observations et autres orientations données, afin de peaufiner l’étude.  

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